LETTRE à l’hôpital…

Hello les girly 

Comme vous le savez, j’ai été hospitalisée pour cheville cassée suite à une chute
(malaise à cause d’une gastro-entérite)
Je vous ai posté quelques coup de gueule lors de ses quelques jours d’hospitalisation
Voici le courrier que je compte adresser au service ou j’ai été hospitalisée,
ainsi qu’à la direction.
Je vous préviens que le courrier n’est pas à mon « avantage » ni très « glamour »

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Madame,
Monsieur,

je viens par la présente vous signaler mon mécontentement durant mon séjour au Centre Hospitalier.
Dans un premier temps je vous résume ma journée du samedi 12 Janvier 2019 pour bien se mettre dans le contexte.

Samedi 12 janvier 2019 vers 14 heures une gastro-entérite se déclenche.
J’ai dû attraper le virus par ma petite fille avec laquelle j’ai été en contact.
Après au moins 5/6 allers/retours aux W.C. (diarrhées/vomissements) je suis épuisée et je fais une sieste ponctuée de nouveau par des allers/retours. Je demande à mon gendre de m’amener quelques médicaments (smecta, vogalène, ultra levure) car je n’ai rien chez moi pour soigner la gastro. Ce qu’il fait vers 17h à peut près.
Je prends juste
2 ultra levure et je prépare un sachet de smecta. Je suis prise de nouveau par des diarrhées très liquides et de vomissements en même temps. Je repars m’allonger dans le canapé sans prendre le smecta et je me rendors.
Vers 18 heures l’envie de retourner aux toilettes me reprends, je me lève et je suis prise d’étourdissements.
Je n’ai pas eu le temps de réagir et je me réveille complètement perdue sur le sol
j’ai eu beaucoup de mal à me relever car ma cheville droite me fait très mal.
Cependant je n’ai pas le choix ma gastro me rappelle à l’ordre et je marche avec un bien grand mal jusqu’aux toilettes, la gastro semblerait ralentir car je ne vomis plus mais je vais encore un peu à la selle.

Vers 19 heures je fais intervenir les pompiers pour qu’on m’amène aux urgences car ma cheville a gonflé et la douleur est intense  : je pense à une vilaine foulure.

Au bureau des urgences je signale l’accident en précisant que j’ai une gastro ce qui a occasionné un malaise et une mauvaise chute. S’en suit bien sûr le protocole : attente, radio etc.. ou on m’annonce vers 1 heure du matin que ma cheville est cassée, qu’on va me monter à l’étage au service Traumatologie et que je serais opérée en fin de matinée donc le Dimanche 13 Janvier.

Vers 2 heures du matin, je suis « récupérée » à l’étage par une aide-soignante avec laquelle je discute et qui me demande qu’est-ce qui s’est passé ?
Ironiquement je dis  je suis ici à cause d’une gastro et je raconte ma mésaventure.

– Ah vous êtes bien sûre que c’est une gastro ? En principe vous n’avez pas droit à la chambre particulière mais dans le doute on ne va pas vous mettre avec quelqu’un si vous avez la gastro et puis, peut être vous serez pas opérée demain afin d’éviter de contaminer le bloc.

Une fois en chambre je m’inquiète un peu car je sais que je dois rester à jeun après minuit.
Or je n’ai pas pris mon traitement habituel depuis la veille (le vendredi 11) soit
– 1 crestor 5 mg (cholestérol)
– 1 effexor 75 mg LP (antidépresseur)
– 1 ezoméprazole 20 mg (pansement gastrique)

L’aide soignante me confirme qu’effectivement je vais devoir patienter, ce que je comprend parfaitement même si je risque un état de manque à cause de l’antidépresseur qui m’a été prescrit il y a une dizaine d’années et que je n’ai jamais su arrêter ! J’en connais les effets et ce n’est vraiment pas agréable. Mais du fait que je dois être endormie localement je me réconforte à l’idée que demain je le prendrais vite !

Dimanche 13 janvier. Un peu à la fin de son service l’aide soignante me dit que j’ai du avoir un genre d’intoxication alimentaire car je n’ai plus de symptômes qui font penser à une gastro !
Je réponds que ma petite fille l’a eu que je n’ai rien mangé de pas frais ou autre et que pour avoir déjà eu des gastro-entérites j’en reconnais bien les symptômes.

La matinée se passe bien je suis au bloc vers midi. Hyper stressée, le chirurgien Mme Lecomte préfère m’opérer sous anesthésie générale. J’ai un bon réveil je remonte en chambre. Côté soins prise en charge de la douleur, perfusion etc. bref tout ce qui concerne la fracture de ma cheville je n’ai rien à redire.

Là ou ça se gate c’est le dimanche en soirée car je commence à avoir mal au ventre,
«ça gargouille » je me dis ah non la gastro s’est stoppée et revient ? Forcément je n’ai pris AUCUN traitement pour l’enrayer. D’ailleurs je pense aussi à mon traitement habituel que je réclame.
Personne a pensé à mon anti-dépresseur et je suis inquiète car l’état de manque commence à se faire ressentir.
On ne passe pas plus de 24 heures SANS anti-dépresseur or ça fait déjà 48 heures.

L’infirmière me signale qu’elle va se renseigner, ça a mis au moins deux heures pour que je puisse enfin avoir mon médicament.
D’ailleurs côté traitement durant mon séjour ça a été un peu « folklorique » pas d’effexor le lendemain à la pharmacie de l’hôpital : on m’a demandé si j’en avais pas avec moi… Le médicament pour le cholestérol a été oublié aussi au moins une fois quant au pansement gastrique lui est passé à la « trappe » pendant deux jours.
Bref si je dois être hospitalisée de nouveau il faudra que je pense à prendre ma boite à pharmacie avec mon traitement habituel (ce qui pourtant est FORTEMENT déconseillé) car en fait il manquait toujours un médicament de la liste, j’ai même dit heureusement que je n’ai pas une maladie grave !

Lundi 14 janvier pour moi il n’y a plus aucun doute j’ai souvent envie d’aller au wc et je signale de nouveau que j’ai une gastro mais aucune information sur ce sujet n’est arrivée au bureau des infirmières et aide-soignantes, bien que je sois allée deux fois à la selle avant le changement d’équipe dans la nuit du dimanche au lundi, personne réagit, on me dit simplement que seul le médecin peut délivrer l’ordonnance pour qu’on me donne du smecta.
Certes ! Mais si on ne remonte pas les informations, le médecin ne peut pas deviner !
Au cours de la journée de ce lundi, je sonne pourtant plusieurs fois pour réclamer le bassin.

Mardi 15 janvier vers 8h15 je sonne car j’ai de nouveau envie d’aller au toilette et on me répond
« je passerais après les petits-déjeuners »
Là c’est le coup de grâce, je suis « achevée » j’imagine déjà la catastrophe : tout part dans le lit, dégoût, mon inconfort, ma dignité, le travail que ça va donner et je me met à pleurer en lançant que j’ai une gastro et qu’il est impossible pour moi d’attendre la fin de la distribution des petits-déjeuners, que je veux SORTIR de cet enfer !
Une aide soignante arrive et me demande pourquoi je me met dans un état pareil et je peux enfin me soulager toujours sur le bassin car selon les « directives » je n’ai pas l’autorisation de me lever.

J’apprends vers 9 heures que mon ami ne viendra pas me rendre visite car il a… vous ne devinez pas ?
LA GASTRO !

Vers 10 heures, une infirmière et un aide-soignant ou deux aide-soignants, bref je ne sais plus peu importe, arrivent pour la toilette et m’indiquent qu’aujourd’hui je me lève pour la faire moi-même dans la salle de bains.
Je signale que je ne peux pas et sans attendre mon explication elle lance « si si elle va se lever! »

En fait, la chirurgienne était passée et en attendant de poser la botte en résine, je me retrouvais juste avec l’attelle postérieure l’aide-soignant a soulevé le drap et a confirmé qu’effectivement je ne pouvais pas me lever tel quel et il est allé chercher de quoi refaire le bandage.

Je me lève et on me tend le déambulateur ; je prend un peu peur car forcément vu que j’ai fait un malaise à cause de cette gastro et que je l’ai encore j’ai peur de refaire un malaise et je le signale et on me répond un peu sèchement il ne faut pas que j’y pense c’est justement en y pensant qu’on va tomber !
Là j’éclate je tape un coup sur la table du petit déjeuner, en demandant quand va-t’on soigner ma « putain » de gastro ! Car j’ai un peu l’impression qu’on ne m’écoute pas non non et non ! Ce n’est pas une intoxication alimentaire et puis même si cela avait été le cas sous prétexte que je suis dans le service traumatologie on ne voit pas ce qu’il peut y avoir à côté ? !

Que mes informations ne sont pas remontées, qu’on me prend pour une conne et que le questionnaire de satisfaction sera chargé et pas anonymement, que j’y mettrais mon nom et mon adresse mail et s’il le faut mon numéro de téléphone ! L’aide-soignant hausse un peu le ton et indique que dimanche il était de service et que je n’ai pas été à la selle de la journée !
Je réponds que j’ai subi une anesthésie générale que peut être ça a tout stoppé ! D’ailleurs je n’avais pas uriné de la journée non plus. Si moi, qui ne fait pas partie du personnel soignant je me doute que l’anesthésie général à stoppé l’évolution que les soignants devraient quand même le savoir et j’ai d’ailleurs signalé la gastro en arrivant samedi ! Qu’en théorie les informations doivent bien se trouver quelque part !!


J’ai eu un peu l’impression que ce coup de gueule n’a pas été bien pris. J’ai eu le ressenti d’avoir été « punie » car la suite est encore plus folklorique !
Le personnel de santé me laisse seule dans la sdb vu que je devais aller aux wc.

On me ramène le fauteuil et on m’indique une fois ma toilette terminée il faudra sonner pour qu’on me ramène.

Super ! Je me suis retrouvée « coincée » sur le wc, j’ai réussi à me relever avec du mal car je n’étais pas dans une grande forme (d’ailleurs j’ai déjà fait des malaises par suites opératoires) et ou du fait que je sois alitée plusieurs jours de plus j’étais assez fatiguée car mes nuits sont courtes et un peu douloureuses. J’ai aussi perdu l’appétit.
Donc je pense que c’est légitime d’avoir une crainte d’un autre malaise !
Malheureusement j’ai pas trouvé comment enlever le frein du fauteuil qui me gênait, j’ai du me laver sur un pied appuyée contre le mur de la sdb. Bref, une toilette sommaire, car je commençais à avoir mal à la jambe valide.
Je dois dire que je ne suis pas sportive non plus ! Alors les jeux à cloche pied ce n’est plus trop de mon âge !!! j’étais en pleurs ! Je me suis dis heureusement encore que je n’ai que 56 ans !
Ça « craint » si un jour je dois être hospitalisée de nouveau j’en ai déjà peur par avance ! Surtout si à ce moment là je suis plus âgée !


Rassemblant le reste de force j’ai réussi à pousser un peu le fauteuil pour m’y asseoir et enfin j’ai sonné.
L’aide-soignant me ramène et tente une plaisanterie mais je me renferme comme une huître.
En fin de matinée, il me demande si je vais encore au toilette et ô miracle ! On me ramène un Smecta !

Le midi, on vient débarrasser mon plateau repas et voyant le peu que j’ai mangé on s’interroge je réponds que je mange en fractionné parce que j’ai subi une sleeve. Et la on me répond : « c’est peut être pour ça vos diarrhées ! »
je n’en croyais pas mes oreilles ! J’ai répondu «  non car la sleeve on est constipé, c’est avec le bypass qu’on a plutôt des diarrhées » D’ailleurs j’ai aussi rencontré un soucis quand comme moi on a subi une chirurgie bariatrique on doit fractionner les repas hors quand on récupère le plateau repas il est INTERDIT de garder les couverts ! Du coup j’ai du manger mon entrée vers 14 heures avec une petite cuillère : un peu compliqué de manger des coeurs d’artichaut avec une cuillère en plastique ! D’ailleurs forcément en voulant couper un bout la cuillère a cassé. Certes je dois me plier aux consignes de sérurité en rigolant j’ai même dit pourquoi ? Il y a des suicides à la fourchette ? ! Bref s’il y a une prochaine hospitalisation (peut être pour retirer la plaque de ma cheville) je vais devoir prendre et ma pharmacie et des couverts !


Dans l’après midi du mardi 13 janvier on me ramène 3 « smecta » en me conseillant bien sûr de ne pas non plus en abuser. Personnellement un suffira, j’en prendrais un deuxième le mercredi matin.

Bref dans ce roman dont je suis l’héroïne ! je déplore le fait que les patients ne sont pas assez «écoutés »
Au départ les pompiers ont du noter sur leur feuille d’intervention que j’avais une gastro et que c’est suite au fait que je me sois « vidée » que j’ai eu ce malaise que je suis tombée et que je me suis relevée avec une forte douleur !
J’étais dans le service traumatologie du coup la gastro tout le monde s’en fichait de ma gastro

Donc si je comprend bien un cancéreux qui se casse une jambe on va pas soigner son cancer non plus ?

Je pense que ça ne servira pas à grand-chose d’avoir fait ce courrier, mais au moins, ça m’aura permis de dire ce que j’avais à dire ! Si ça pouvait un peu faire avancer les choses. Je sais bien quand on est infirmière ou aide soignant ce n’est pas évident mais un peu de compassion ou un peu plus d’humanité de certains membres du personnel ne ferait pas de tord !

Je prend exemple sur le dimanche matin une seule personne m’a aidée à la toilette et pour changer le lit.
Le lendemain elles étaient deux et on a oublié de me proposer le lavage de dents, les fesses n’ont pas été lavées non plus !
Un autre exemple ou dans la nuit du lundi au mardi après une énième fois d’avoir posé le fessier sur le bassin l’infirmière me demande de me tourner pour m’essuyer, et la j’ai bloqué : « pourquoi c’est vous qui allez me torcher ? Elle me répond que oui ça fait partie de son travail et se demande comment je fais sinon ?
« bah je le fait moi-même depuis plusieurs fois même que c’est pas vraiment rigolo car peu m’avancent de quoi me frotter les mains après m’être essuyée ! Pas très glamour !

Je vous remercie de m’avoir lue.

 

Vous est-il arrivé des choses « bizarres » ou ce que vous considérez « pas normale »
lors d’une hospitalisation ? Racontez-moi !

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